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Evaluation des préjudices liés à la marée noire de l’Erika

Objectifs

L’Association Inter-régionale Ouest Littoral Solidaire, a été créée au lendemain du naufrage de l’Erika. Une de ses premières actions a été de réaliser une évaluation des préjudices liés à cette marée noire.

Le volet Ecologie a été confié à la société Biosub, qui a fait intervenir les membres de Bio-Tox avec pour mission d’effectuer des recherches bibliographiques :
— sur les précédentes marées noires afin d’arriver à une synthèse comparative ;
— sur les polluant> Substance ou agent responsable d’une pollution (voir ce terme) (source : Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail - 2006)s versés par l’Erika.

Résultats

L’identification du produit transporté et son devenir : La cargaison de l’ERIKA était composée d’un fioul lourd n°2 (norme AFNOR M 15-011). La quantité totale de fioul relarguée dans le milieu avait été évaluée à près de 19 000 tonnes.

Avant leur échouage, les nappes de fioul ont été soumises à des conditions météorologiques défavorables qui ont entraîné une forte augmentation du volume de produit dérivant, l’apparition d’une multitude de plaques (d’où la grande étendue de littoral touché) et de faibles pertes par évaporation et dissolution.

Le bilan de la contamination et des effets éco-toxicologiques Les données d’(éco)-toxicologie indiquaient que les fiouls lourds n°2 ou certains de leurs composants pouvaient provoquer des effets délétères sur la biosphère> Ensemble des écosystèmes de la planète, comprenant tous les êtres vivants et leurs milieux vitaux (CLEFS CEA- n°53 – Hiver 2005-2006). Il est généralement admis que la toxicité aiguë de ces fiouls est faible pour les organismes aquatiques (en raison d’une solubilité réduite).

La contamination a été suivie d’une phase de décontamination parfois assez lente. La surveillance des espèces consommables a montré que :
- poissons et céphalopodes ont été très peu contaminés (comportement de fuite)
- crustacés et coquillages ont parfois été souillés, mais de façon temporaire. Aucune mortalité massive ni perturbation du premier cycle de reproduction n’ont été constatés dans la phase initiale de la marée noire, notamment pour les espèces consommables de bivalves (huîtres et moules).

Cependant, à la fin de l’étude, il restait du produit dans le milieu. Afin d’évaluer ces effets probables nous avons recommandé la mise en œuvre de programmes de surveillance sur plusieurs années.

Les conséquences immédiates sur l’environnement> Somme de toutes les conditions abiotiques et biotiques ayant une incidence sur la vie, le développement et la survie d'un organisme ou d'une communauté biologique. : Les dommages avérés sur la faune concernaient essentiellement les oiseaux, dont de nombreuses espèces à protéger. L’absence de bilan faunistique et floristique avant et après la marée noire, ne nous a pas permis de dresser un inventaire exhaustif des dommages sur les peuplements littoraux. Certains sites côtiers ont subi des détériorations causées par les opérations de nettoyage. Les sites de stockage de déchet> Tout résidu d'un procédé de production, de transformation ou d'utilisation ; toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné, ou que son détenteur destine à l'abandon ; toute substance ou tout objet dont le détenteur a l'obligation de se défaire (Loi n° 75.633 du 15 juillet 1975). La réglementation française distingue les déchets inertes, des banals (déchets ménagers et assimilés), et des industriels spéciaux. (source : Guide BRGM - Gestion des sites (potentiellement) pollués – mars 2000)s ont été en majorité réhabilités mais il était prudent d’envisager une surveillance de certains d’entre eux, contenant encore des hydrocarbures après les phases de réhabilitation.

Le chiffrage des préjudices environnement> Somme de toutes les conditions abiotiques et biotiques ayant une incidence sur la vie, le développement et la survie d'un organisme ou d'une communauté biologique.aux : Les données à notre disposition nous ont permis de chiffrer des dommages sur les postes suivants :
- Dommages quantifiables sur la faune (essentiellement les oiseaux),
- Restauration des zones polluées (remise en état, rechargement en sable),
- Surveillance et suivi. Ces montants correspondaient aux coûts minima et ne présageaient pas de la réalisation d’études ou de mesures de réhabilitation complémentaires. Le montant des dommages environnement> Somme de toutes les conditions abiotiques et biotiques ayant une incidence sur la vie, le développement et la survie d'un organisme ou d'une communauté biologique.aux estimés était compris entre 230 et 338 millions de francs.







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